Environnements Numériques Interactifs

Deux installations d’environnements interactifs ont été mises en place dans des expositions à Montbéliard. La première mêlant concept artistique, interactivité et cognition, a remporté un vif succès dans la région de Montbéliard, puisque plus de 9000 personnes, pendant un mois (décembre 2005), se sont pressées au Temple de Montbéliard. Cette installation a également constitué une occasion de tisser de premiers liens entre la Communauté d'Agglomération du Pays de Montbéliard, NUMERICA et l’Université de Marne La Vallée (Val de Marne).

Projets : Organica - art virtuel organique

 

Responsable : Benoît Piranda

Equipe : Benoît Piranda, Federico Tajariol

Doctorants : Pierre-Antoine Gérvais

 



3.1. Contexte et objectifs de la recherche en cours

Deux installations d’environnements interactifs ont été mises en place dans des expositions à Montbéliard.

La première mêlant concept artistique, interactivité et cognition, a remporté un vif succès dans la région de Montbéliard, puisque plus de 9000 personnes, pendant un mois (décembre 2005), se sont pressées au Temple de Montbéliard. Cette installation a également constitué une occasion de tisser de premiers liens entre la CAPM, NUMERICA et l’Université de Marne La Vallée (Val de Marne).

La deuxième, intitulée « PENARTY », installation de réalité virtuelle, a été présentée à Montbéliard lors d’un événement qui s’est déroulé du 14 au 16 juillet 2006, sur « L’île en mouvement » en préfiguration, avec le passage de 4000 personnes. Cette installation a réuni plusieurs partenaires de la région et a permis la collaboration de plusieurs laboratoires de recherche : notamment avec le Pr Alain Berthoz du Collège de France, les laboratoires SET et ERGOS de l’UTBM et le FCSM (Football Club de Sochaux-Montbéliard), NUMERICA, VISIO-CONCEPT, ARS NUMERICA. Ces différentes structures ont collaboré étroitement avec le laboratoire Edition Littérature Langages Informatique Arts Didactique Discours (ELLIADD) anciennement LASELDI.

Un environnement interactif peut être vu comme un espace capable de transmettre des données à la demande ou en flux continu. L’évolution des technologies converge vers une généralisation des objets communicants admettant chacun une tâche simple ou un contexte spécifique. On peut, par exemple, considérer un habitat où les appareils électroménagers sont systématiquement pourvus d’un module de communication informant de leur état (le réfrigérateur donnant la liste des courses à faire ou la date de validité d’un aliment). Cette omniprésence de petits périphériques informatiques communicants (on parle d’informatique diffuse et ubiquitaire) implique une hétérogénéité des données transmises, dans leur forme et dans leur sens.

Dans le cas des systèmes mobiles, les flux de données hétérogènes sont omniprésents. En effet, en fonction du lieu de réception, la variété d’origine des données implique une palette d’informations potentielles très large. Ces données considérées dans l’absolu, apparaissent très hétérogènes à priori, aussi bien dans leur forme que dans l’information qu’elles apportent. Elles peuvent cependant être regroupées suivant des critères contextuels. Ces contextes peuvent être géographiques, temporels, ou encore associés à des caractéristiques de l’utilisateur. En tenant compte de ces critères contextuels, les données peuvent être regroupées et admettre une certaine homogénéité de sens et construire une information pertinente. On voit apparaître, dans cette énumération de contextes, des contextes émetteurs, liés à la source des données (sa situation, sa catégorie, ses spécificités, etc.) et des contextes récepteurs, principalement liés aux caractéristiques de l’utilisateur (ses goûts, ses critères de choix, son âge, sa profession, etc.).




L’environnement d’une communication ambiante

 

Si on considère un exemple concret présentant des commerces qui émettent des informations publicitaires via des bornes de communication placées devant leur magasin, les informations transmises seront imprégnées du contexte de l’émetteur. Ainsi un restaurant ne transmettra pas les mêmes informations qu’un hôtel ou une boulangerie. De même, le contexte du récepteur permettra de sélectionner les données reçues en fonction de ses propres critères de recherche. Une description sémantique des données devient indispensable dans cette situation.

La notion d’interface prend tout son sens lorsque l’on est face à des informations contextuelles. En effet la façon de présenter les informations n’est plus figée et elle doit être prévue de façon à adapter les éléments visuels qui la constituent aux types et aux sens des données reçues.

L’évolution des technologies converge vers une généralisation des objets communicants admettant chacun une tâche simple ou un contexte spécifique au dépend des systèmes centralisés que représentent les ordinateurs actuels. On peut par exemple considérer un habitat où les appareils électroménagers sont systématiquement pourvus d’un module de communication informant de leur état. L’environnement quotidien forme ainsi une interface naturelle avec le système d’informations, et constitue un espace de communication ambiante. Cette omniprésence de petits périphériques informatiques communicants (on parle d’informatique diffuse et ubiquitaire) implique une hétérogénéité des données transmises, dans leur forme et dans leur sens.

3.2. Perspectives

La ville numérique a pour objectif l’appropriation par les citoyens des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) et le développement d’une offre de services publics en ligne. De nombreuses agglomérations ont mis en place de tels projets, proposant des accès via Internet à l’administration, la culture, l’emploi dans la ville. En milieu urbain, la généralisation des réseaux sans fils (Wifi, Bluetooth) immerge le visiteur dans un flux permanent d’informations. Ces informations pouvant admettre un caractère contextuel au vue de la localisation de leur émission dans l’espace et le temps. De façon plus pratique, un passant va recevoir des informations numériques sur son téléphone portable ou son agenda électronique qui viennent compléter les informations visuelles, auditives, olfactives, qu’il est traditionnellement susceptible de percevoir lorsqu’il passe devant la vitrine d’une boutique ou à proximité d’un panneau publicitaire. Ces informations, si elles sont convenablement associées à des données sémantiques, pourront lui être adressées à bon escient en fonction de ses goûts et du contexte de son déplacement en ville.

Deux nouvelles thèses ont démarré cette année sur cette thématique. Leur problématique consiste à proposer des modèles contextuels rendant possible l’exploitation de données hétérogènes. Le développement d’un prototype, présentant une interface adaptée à la diversité des données, permettra d’évaluer un modèle sur des données réelles associées à un modèle sémantique.

Une évaluation pourra être réalisée en utilisant un système mobile embarqué - de type agenda électronique ou téléphone portable - recevant des informations par réseau sans fils lors de déplacements dans un contexte urbain. Cette évaluation permettra de tester la pertinence contextuelle des informations reçues.

Ce travail pourra être complété par une évaluation des modèles proposés sur le système immersif du laboratoire, ce simulateur pouvant proposer des environnements communicants très riches ainsi qu’une navigation virtuelle imitant les choix faits par l’utilisateur. Une telle application permettra d’évaluer les capacités en termes de temps de réponse du système prototype aux sollicitations de l’utilisateur.