Chapitre I - LE LANGAGE COMME REPRÉSENTATION

«Ainsi l’on peut définir les mots des sons distincts et articulés, dont les hommes ont fait des signes pour signifier leurs pensées. C’est pourquoi on ne peut comprendre les diverses sortes de signification qui sont enfermées dans les mots, qu’on ait bien compris auparavant ce qui se passe dans nos pensées, puisque les mots n’ont été inventés que pour les faire connoître».

Ce propos liminaire – introduction à la seconde partie de la Grammaire de Port‑Royal – proclame avec la sereine évidence d’une banalité la rupture définitive des signes du langage avec les choses du monde. L’unique fonction de la parole est désormais de signifier les idées, et l’être du langage s’épuise tout entier dans cette fonction de représentation. A la recherche des similitudes qui fondaient, pour l’érudit de la Renaissance, le lien naturel du signe et de la chose signifiée, est substituée l’analyse du fonctionnement, selon l’ordre linéaire du discours, des éléments du langage combinés dans la proposition pour représenter les idées et leurs relations dans l’acte de pensée. Le vieux problème ne se pose donc plus de reconnaître l’adéquation du signe à ce qu’il prétend signifier, puisque la ressemblance ne fonde plus la signification :

«Une des principales choses que je trouve digne de considération touchant ces signes, est qu’ils n’ont aucune conformité avec les pensées, que l’on y joint par institution».

Le signe représente l’idée, non parce qu’il lui ressemble, mais parce qu’il la désigne. Cependant, s’il n’y a aucune conformité nécessaire – entendons conformité de nature – entre le signe et son objet, la

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finalité de représentation assignée au langage impose à ce dernier un fonctionnement conforme à celui de la pensée, conformité qui conditionne la possibilité même d’une représentation des idées.

Mais reprenons les choses à leur début.

«Si les hommes devoient vivre dans la solitude, continuellement séparés les unes des autres ; il leur suffiroit de penser: mais étant faits pour la société, sans cesse occupés d’affaires ou de besoins communs; il faut nécessairement qu’ils parlent».

La pensée préexiste donc à la parole qui la manifeste. Partiellement innées ou intégralement acquises par la voie des sens, les idées peuplent petit à petit l’entendement qui, par la vertu de ses puissances ou facultés, les ordonne, les classe, les combine, les compare. C’est l’activité de pensée.

Mais que sont ces idées ? Il est heureusement inutile d’entrer ici dans la polémique relative à leur origine. Innées ou acquises, exclusivement fabriquées à partir d’un matériel sensoriel ou parfois formées par la seule puissance créatrice de l’âme, d’abord images concrètes du monde ou notions générales immédiates, les idées peuvent être définies, par delà toutes les polémiques de l’âge classique, comme les représentations des choses. Et l’on entendra chose dans son acception la plus générale, la plus indéterminée, de tout ce qui peut être conçu :

«On appelle concevoir la simple vue que nous avons des choses qui se présentent à notre esprit; comme lorsque nous nous représentons un soleil, une terre, un arbre, un rond, un quarté, la pensée, l’être, sans en former aucun jugement exprès. Et la forme par laquelle nous nous représentons ces choses, s’appelle idée».

Ces idées comparées, combinées, ordonnées, fournissent ensuite la matière des actions de l’esprit que sont le jugement et le raisonnement. Point encore de langage, donc, alors même que l’âme pense, c’est‑à‑dire juge, raisonne et réfléchit sur ses actions :

 

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«(...) si les réflexions que nous faisons sur nos pensées n’avoient jamais regardé que nous‑mêmes, il auroit suffit de les considérer en elles‑mêmes, sans les revêtir d’aucunes paroles, ni d’aucuns signes».

Tel est donc le premier niveau de la représentation : celui des choses par les idées, lesquelles se combinent et s’ordonnent par la puissance de l’esprit pour représenter le monde. Solitaire, l’homme fût à jamais demeuré satisfait de cet état des choses. Mais parce qu’il vit en société et qu’il désire faire part de ses idées à autrui, il lui faut, selon l’expression de Beauzée, «penser extérieurement» : et rien, parmi les moyens dont il peut disposer, n’est plus commode que les sons articulés qu’il peut proférer et combiner avec une relative facilité. C’est ainsi que les vibrations de l’air pulmonaire, modelées par les «petits anneaux de cartilage» de la trachée, vocalisées par la «taille» de la bouche et articulées par la disposition variable de ses parties , deviennent les signes sensibles de ses idées. Et c’est le second niveau de la représentation : celui des idées par les mots.

Dans sa généralité, la théorie de la représentation est donc fort simple : l’esprit reçoit par la porte des sens les images des objets extérieurs qu’il analyse, classe et combine ; à ces images du monde sensible s’ajoutent les idées abstraites qu’il fabrique à partir de l’analyse de ses perceptions, les notions qu’il forme à partir de son propre fonds, ou encore les réflexions qu’il réalise sur ses propres opérations. De toutes ces idées combinées se forme dans l’esprit le tableau des choses du monde. Tableau invisible, bien‑sûr, à tout autre qu’à l’âme dans laquelle il se forme et qui requiert, pour devenir manifeste à autrui, une représentation sensible. C’est ce que réalise la peinture des idées par le discours :

«Les peintres ne couchent pas leurs couleurs avant qu’ils ayent formé dans leur imagination l’image de ce qu’ils veulent représenter. Le discours est une peinture de nos pensées : la langue est le pinceau qui trace cette peinture, & les mots sont les couleurs».

 

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Mais il va de soi, bien évidemment, que ce système des représentations – qui circonscrit toute la problématique de la connaissance à l’âge classique – ne saurait être réduit à un énoncé aussi élémentaire et naïvement simpliste. Car la représentation pose problème : d’abord quant à l’antériorité de la pensée relativement au langage ; ensuite quant à la possibilité, pour un discours dont les éléments se déroulent successivement dans le temps, de représenter une pensée qui opère dans l’instant ; enfin quant à la multiplicité des modes de représentation d’une pensée universelle par les langues particulières.

Le langage et la pensée

J. J. Rousseau a posé avec acuité, sans le résoudre, le difficile problème de la possibilité même d’une pensée abstraite qui serait dépourvue de toute représentation par les mots. Les objets se présentant un à un à la perception, chaque perception peut certes recevoir un nom propre. Mais l’étendue indéfinie d’une telle nomenclature en rend l’usage bien problématique, et aucun langage véritable ne peut fonctionner sur ce modèle : il faut donc «généralise» les mots. Mais pour inventer des signes désignant des collections d’objets, il faut fabriquer des idées de genres ou d’espèces. Or comment l’imagination – ou puissance qu’a l’esprit de former des images des choses – viendrait‑elle à bout de former une idée générale ?

«Toute idée générale est purement intellectuelle ; pour peu que l’imagination s’en mêle, l’idée devient aussitôt particulière. Essayez de vous tracer l’image d’un arbre en général, jamais vous n’en viendrez à bout, malgré vous il faudra le voir grand ou petit, rare ou touffu, clair ou foncé (...). Les êtres purement abstraits se voyent de même, ou ne se conçoivent que par le discours. La définition seule du triangle vous en donne la véritable idée (...). II faut donc énoncer des propositions, il faut parler pour avoir des idées générales».

 

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Mais comment étendre la signification des noms, comment fabriquer les substantifs généraux nécessaires au (bon) fonctionnement du langage, sans former auparavant des idées générales, puisque les uns ne sont que la représentation des autres ? L’impossibilité, reconnue par Rousseau lui‑même, de proposer une solution satisfaisante à ce problème, conduit logiquement le grammairien Beauzée à proclamer l’origine divine du langage et donc la simultanéité de sa mise en oeuvre originelle et de celle de la pensée :

«Le seul système qui puisse prévenir les objections de toute espèce, me semble être celui qui établit, que Dieu donna tout à la fois à nos premiers pères la faculté de parler & une langue toute faite».

Bien sûr, d’autres théoriciens de la genèse originelle de cette représentation de la pensée par les mots – en particulier Condillac – se sont efforcés d’en résoudre les contradictions en proposant une conception des idées générales beaucoup moins «intellectuelle» que celle de Rousseau, c’est‑à‑dire en recourant à une abstraction intuitive opérée originellement sur les idées immédiatement fournies par les sens .

Mais il est inutile de poursuivre ici l’analyse des solutions proposées aux difficultés nécessairement inhérentes à l’affirmation de l’antériorité de l’exercice de la pensée relativement à celui du langage. Il suffit à mon propos de noter que les questions ont été posées et que les difficultés n’ont pas été éludées. Car l’essentiel de la théorie du langage comme représentation ne réside nullement dans une polémique aux conclusions toujours discutables quant à l’ordre et au mode d’invention des mots dans la langue primitive. C’est ce dont témoigne à l’évidence (plus encore que

 

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l’impossibilité, reconnue par Rousseau, de concevoir le mode d’extension des idées et des mots) la solution radicale de Beauzée : dans les faits, l’exercice de la pensée ne précède pas celui du langage. Ce qui ne signifie nullement, bien au contraire, que l’un ne puisse être ‑ et ne soit ‑ la représentation de l’autre.

Car ce n’est pas d’abord d’antériorité temporelle ou factuelle qu’il s’agit, mais essentiellement de priorité dans l’ordre nécessaire des conditions de possibilité. En effet, l’existence de la pensée est la condition nécessaire de celle du langage en tant que pensée manifestée, c’est‑à‑dire représentée à l’intention d’au­trui... ou de soi‑même ? Et peu importe si, dans le fait de l’apprentissage, les genèses de l’une et de l’autre se mêlent jusqu’à se confondre. Car tout langage n’est rien d’autre que de

 

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la pensée, même si toute pensée n’est pas nécessairement langage : et l’on voit à l’évidence combien il serait simpliste et erroné de réduire l’un à n’être que l’instrument passif de l’autre. Le langage n’est pas l’outil de représentation de la pensée : il est son mode d’être manifeste.

Le temps et l’instant : la grammaire générale

Donc le langage est pensée et, comme tel, enregistre, analyse, classe, combine, ordonne. C’est pourquoi toute science est d’abord une langue bien faite. Mais ce fonctionnement du langage comme pensée manifeste a pour conséquence nécessaire le déroulement successif des éléments

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sensibles qui constituent le «corps» de la paroles Devenue discours, la combinatoire instantanée des opérations de l’esprit doit désormais s’étaler dans le développement linéaire de la succession des mots. Or, c’est précisément dans cet espace de la représentation que s’articule la problématique de la grammaire générale : à quels impératifs la succession des signes verbaux doit‑elle nécessairement se soumettre pour représenter dans leur intégralité la simultanéité des perceptions et l’instantanéité de leurs combinaisons ?

Premier constat : tout ordre successif impose la décomposition en ses éléments de la totalité qu’il a pour fin de représenter. La manifestation de la pensée passe donc par l’analyse de ses éléments et de leurs relations, et cette première opération est l’œuvre de la logique :

«Car, quoique la pensée soit indivisible, la Logique vient à bout de l’analyser en quelque sorte, en considérant séparément les idées différentes qui en sont comme la matière, & les relations qui les unissent dans l’esprit».

Prenant acte de cette analyse, la grammaire, qui n’est pas une logique, peut donc déterminer en combien d»’espèces» doivent être divisés les signes verbaux :

«Les Mots sont distingués par le caractère de leur service & réduits, selon les différences spécifiques des idées, à certaines espèces générales, qu’on nomme PARTIES D’ORAISON».

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On distingue ainsi les noms substantifs et adjectifs, les verbes, les prépositions, les adverbes, les articles, etc.

Suivant ensuite l’analyse logique des idées – et il faut entendre ici l’analyse des idées par la logique, car ce n’est pas la grammaire qui analyse – suivant donc l’analyse logique des idées relativement à leur union dans l’acte de pensée, la grammaire générale détermine les relations que les éléments de l’oraison doivent être capables de signifier “pour exprimer un sens suivi”: et ce sont les impératifs de la syntaxe, celle‑ci exigeant que soient marqués entre les mots les rapports d’identité ou de détermination qui sont ceux des idées dans l’acte de pensée. On distinguera donc les lois de la concordance et celles du régime qui assujettissent la parole à manifester dans tout énoncé – soit par un système d’inflexions, soit par une place déterminée au sein de la proposition, soit encore par le recours à quelqu’élément d’oraison spécifique – les nombres, les cas, les genres, les personnes et les modes.

Voilà donc, brièvement esquissée, la problématique de la grammaire générale quant aux conditions de la représentation, par tout discours possible, de cette totalité mouvante et instantanée qu’est la pensée en exercice : le langage n’est donc pas seulement, comme on le dit trop généralement, représentation de la pensée, mais d’abord et essentiellement, représentation de l’analyse de la pensée selon l’ordre successif de l’identité et de la détermination.

 

Le langage et les langues

Or tous les hommes participant, par définition, d’une même nature – puisque c’est précisément ce qui les définit comme humains par delà la diversité superficielle des apparences – tous doivent sentir, percevoir, combiner, analyser, en un mot penser, semblablement :

«Tel est le premier fond de l’homme. Ce fond est le même dans tous les temps et dans tous les lieux. Comme il est naturel aux Européens et aux Américains de faire usage de leurs poumons pour respirer; il n’est pas moins naturel aux uns qu’aux autres, d’employer leur entendement à juger de ce qui les environne».

Si donc l’activité de l’esprit est fondamentalement identique dans tous les individus de l’espèce humaine, ses diverses représentations doivent évidemment partager la même similitude : car l’analyse de la pensée

«dont les principes tiennent à la nature de l’esprit humain, qui est la même par‑tout, doit montrer par‑tout les mêmes résultats».

Mais pourquoi, dans ces conditions, la pluralité des langues ?

Parce que, sur le fondement des mêmes principes généraux, il est possible de construire des représentations semblables dans leur généralité mais extrêmement diverses, cependant, dans leur particularité. Si toutes les langues, en effet, doivent distinguer soigneusement les différentes espèces de mots (noms, adjectifs, verbes, etc.) qui répondent aux différentes espèces d’idées (idées de substance, de qualité, d’existence ou d’action, etc.) ; si toutes les langues doivent nécessairement marquer dans la suite des signes verbaux les relations qui unissent les idées dans l’acte de pensée ; elles sont parfaitement libres, en revanche, d’attribuer telle valeur, c’est‑à‑dire telle signification, à telle ou telle combinaison de sons ; ou encore de choisir selon leur convenance les marques spécifiques par lesquelles elles entendent signifier les rapports d’identité et de détermination. Si

 

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tel n’était pas le cas, cela impliquerait en effet l’existence d’une liaison nécessaire entre le signe et l’idée signifiée : mais tous les hommes parleraient alors la même langue, construite selon les lois invariables d’une syntaxe universelle...

L’origine des langues connues est évidemment multiple, même s’il faut encore, pour sauver les apparences, référer cette diversité à la malédiction de Babel ou à la dispersion des enfants de Noé. Il est probable cependant que les premières langues ont dû présenter bien des ressemblances, les premières articulations étant inévitablement déterminées par “la conformation naturelle de l’organe vocal humain” d’une part, et par le caractère nécessairement imitatif des premiers signes vocaux d’autre part, dont aucune convention préalable n’a pu, bien évidemment, déterminer la valeur. Cependant, et malgré l’universalité de ces déterminismes, les premiers idiomes n’ont pu se ressembler absolument. D’abord parce que le climat n’a pas manqué d’exercer une influence considérable sur les mœurs des peuples naissants, distinguant ainsi radicalement, du nord au sud, ces objets du désir que les premiers mots des premières langues s’efforcent d’abord de désigner. Aux doux accents nés des «passions agréables» et «voluptueuses» qui purent se développer sous les cieux cléments du sud, répondent les dures articulations suscitées au nord par des besoins sans cesse renaissants :

«Dans le nord, où les habitants consomment beaucoup sur un sol ingrat, des hommes soumis à tant de besoins sont faciles à irriter (... ). De là vient leur tempérament irascible (...) : ainsi leurs voix les plus naturelles sont celles de la colère et des menaces, et ces voix s’accompagnent toujours

 

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d’articulations fortes qui les rendent dures et bruyantes».

Et même si l’onomatopée a fourni ici et là la matière sonore des premiers échanges d’idées, il y a tant de manières possibles d’imiter un bruit ou un cri que les premières dénominations n’ont pu être que très diverses, même sous des climats semblables :

«II est aisé de concevoir que le même bruit naturel a pu être imité de mille manières différentes (...). Et puisque l’histoire nous représente les premiers hommes comme semés ça et là dans les forêts et presque sans commerce entre eux, on ne doit pas être plus surpris de voir les langues tirer leur origine de la nature et différer entre elles, que de voir des arbres sortis de germes semblables et développés par les mêmes lois, former toutes sortes de figures par l’entrelacement de leurs branches».

Le progrès des idiomes, particuliers dès leur origine, ne les a évidemment pas rapprochés, bien au contraire. Avec la croissance des lexiques, chaque langue a dû opérer un choix – parfaitement arbitraire – quant à son mode particulier de soumission aux lois nécessaires de la syntaxe : de là ces génies spécifiques qui distinguent les langues, selon la typologie élaborée par Girard et unanimement reprise au 18ème siècle, en analogues, transpositives ou mixtes. Enfin, l’usage permanent de la

 

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métaphore visant à enrichir les langues d’expressions nouvelles, l’évolution des mœurs génératrice d’idées jadis inconnues, les mouvements mêmes des peuples et les brassages de leur histoire, tout devait conduire à cet invraisemblable foisonnement de langues particulières dont le spectacle du monde nous offre le tableau. Mais toutes ces langues n’en demeurent pas moins, en dépit de tous les particularismes, les représentations équivalentes d’une même pensée et les manifestations circonstancielles d’un même langage.

Toutes les langues particulières s’inscrivent ainsi dans cet espace universel de la représentation au sein duquel – exclusivement – se définissent leur nature et leur finalité. Car une langue n’est rien d’autre que «la totalité des usages de la voix propres à une nation» et destinés à représenter les pensées afin de les communiquer.

Aussi toutes les langues sont‑elles, au sens propre du terme, équivalentes, puisque toutes réalisent avec succès, à chaque instant de leur mise en couvre, cette représentation.

Aussi tous les particularismes qui les définissent comme spécifiques – matériel sonore, tour de phrase, signes syntaxiques – sont‑ils à proprement parler secondaires, comme le sont les caractères superficiels et circonstanciels qui distinguent, au sein de l’espèce humaine, ses variétés particulières.

 

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Et c’est pourquoi enfin – implication essentielle de la théorie de la représentation et condition de possibilité d’une grammaire générale – tous les hommes parlent le même langage :

«J’ai trouvé partout les mêmes vues, les mêmes principes généraux, la même universalité dans les lois communes du Langage : j’ai vu que les différences des langues, que les idiotismes ne sont que des aspects différents des principes généraux, ou des applications différentes des lois communes et fondamentales ; que ces différences sont limitées, fondées en raison, réductibles à des points fixes ; qu’en conséquence tous les peuples de la terre, malgré la diversité des idiomes, parlent absolument le même Langage sans anomalie et sans exception.»

 

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