traduction

Chapitre V : LA PRATIQUE DES TRADUCTEURS

Ne rien changer à l’original, ni l’ordre des idées, ni la précision de la phrase, ni la propriété des termes ; mais respecter cependant avec exactitude le tour propre qu’impose à la copie le génie spécifique de la langue nouvelle : tel est donc l’idéal traductologique défini par la théorie la plus achevée de l’équivalence des langues particulières.

Reste à savoir ce qu’en pensent les traducteurs, confrontés quant à eux à une pratique qui ne se limite pas, comme celle de Beauzée, à la traduction de quelques lignes exemplaires...

Chapitre IV - LES PRINCIPES DE LA TRADUCTION À L’AGE CLASSIQUE

En instituant les langues étrangères en tant que représentations équivalentes d’une pensée universelle, la grammaire générale fondait de jure l’autonomie et l’égale dignité des langues «vulgaires» modernes relativement aux langues «nobles» de l’Antiquité.

«Dès qu’une façon de parler est ou a été celle d’une grande nation policée, & qu’elle a paru propre à transmettre à la postérité les ouvrages des Auteurs ; elle a dès lors autant de droit à la dénomination de Langue que la plus ancienne qu’on puisse découvrir».