Problématique de recherche

La généralisation de l’usage des moyens de diffusions de l’information sur les réseaux et des outils de communication mobiles noie l’utilisateur connecté dans un flux permanent d’informations hétérogènes. L’obtention d’une information pertinente sur un sujet consiste à présent à définir les bons filtres dans les flux de données à notre disposition. Aujourd’hui il est plus complexe de filtrer l’information pertinente que d’obtenir l’information. Avec le Web sémantique, l’idée est de regrouper l’information de manière utile, comme dans une gigantesque base de données. Pour cela, outre la forme et la structure, on utilise des informations formelles (métadonnées), il faut décrire la sémantique des ressources, c’est-à-dire les connaissances sur ces ressources et les relations entre ces ressources. Ensuite, l’intégration sémantique de données et de services est réalisée à base d’ontologies.

Une ontologie peut être définie comme la «spécification explicite d’une conceptualisation » [T.R. Gruber, 1993], ou plus exactement comme « spécification formelle et explicite d’une conceptualisation partagée » [R. Studer, 1998]. Autrement dit, une ontologie fournit les moyens d’exprimer les concepts d’un domaine en les organisant hiérarchiquement et en définissant leurs propriétés sémantiques dans un langage formel de représentation des connaissances, favorisant le partage d’une vue conceptuelle sur ce domaine entre les applications informatiques qui en font usage. Définir des concepts et les relier entre eux par des relations sémantiques, correspond au modèle conceptuel d’une ontologie, modèle inspiré des réseaux sémantiques et des graphes conceptuels de Sowa. Il s’agit d’un premier niveau car un deuxième niveau pour la définition d’ontologies fait référence aux théories de la logique de description  : un ensemble d’axiomes et de règles. Ainsi, avec une conceptualisation plus riche, plus complexe, les ontologies permettent la mise en place de mécanismes d’inférence pour l’exploitation et la découverte de la connaissance d’un domaine.

Originaires des techniques de modélisation de la connaissance (notamment développées en intelligence artificielle) les langages et les recommandations proposés par le web sémantique permettent d’exprimer d’une manière formelle la connaissance du domaine.

Entièrement fondé sur le Web (protocole http ; URI – Uniform Ressource Identifier, le langage XML - eXtensible Markup Language), le Web sémantique vise à rendre le contenu des ressources accessible et utilisable par le programmes et agents logiciels. Représentés sous la forme d’une pyramide, l’architecture du Web sémantique se compose d’un ensemble de langages (v. Fig. 3) : RDF – Ressource Description Framework ; OWL – Web Ontology Language; SPARQL – Simple Protocol and RDF Query Language, … Dernièrement, pour le niveau logique, SWRL – Semantic Web Rule Language a été soumis au W3C afin de devenir une recommandation.

Les outils du Web sémantique

 

Aujourd'hui, la modélisation des données reste un des problèmes majeurs du Web sémantique ; demain, celui « qui contrôlera les métadonnées, contrôlera les informations et les services à toutes les échelles ». Dans cette optique « sémantique », l’équipe LASELDI de Montbéliard développe ses activités de recherche autour de trois thématiques :

  1. Plates-formes sémantiques d’apprentissage ;
  2. Edition numérique dans le contexte du Web sémantique ;
  3. Sémantique contextuelle dans les environnements interactifs.

 

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