méthodes

CONCLUSION : LE SENS ET L’ACCESSOIRE

En concluant la longue préface de ses Remarques, Vaugelas évoque comme une illustration majeure de la langue française

«les Traductions des plus belles pièces de l’Antiquité, où nos François égalent souvent leurs Autheurs, & quelquefois les surpassent. Les Florus, les Tacites, les Cicérons mesme, & tant d’autres sont contraints de l’avouer, & le grand Tertullien s’estonne, que par les charmes de notre éloquence on ayt sceu transformer ses rochers et ses espines en des jardins délicieux».

Chapitre V : LA PRATIQUE DES TRADUCTEURS

Ne rien changer à l’original, ni l’ordre des idées, ni la précision de la phrase, ni la propriété des termes ; mais respecter cependant avec exactitude le tour propre qu’impose à la copie le génie spécifique de la langue nouvelle : tel est donc l’idéal traductologique défini par la théorie la plus achevée de l’équivalence des langues particulières.

Reste à savoir ce qu’en pensent les traducteurs, confrontés quant à eux à une pratique qui ne se limite pas, comme celle de Beauzée, à la traduction de quelques lignes exemplaires...